Fin de saison : entre petites frustrations et grands bonheurs !

Hello ! Hello !

Nannnnn !… Vous ne rêvez pas ! C’est bien moi ! 

Dans mon dernier article, j’avais pourtant conclu par un « à très vite » tout à fait sincère. Mais comment vous dire…? Voilà, on est environ 2 mois plus tard. Il y a eu comme un trou dans l’espace temps. Ce n’est sans doute pas une grande surprise pour ceux qui me lisent depuis un certain temps, ou qui me connaissent : je suis systématiquement et de plus en plus sous l’eau question agenda… et c’est le blog qui en pâtit. Mais, je crois que cet hiver m’aura fait atteindre le point culminant de mon comportement (légèrement) hyperactif. lol. Pour les autres, ben voilà… ! C’est dit !

A ma décharge, depuis janvier, j’ai voulu mener de front tous mes projets (ou tenter et ma petite maman va me dire… je te l’avais dit !) : le ski et les compétitions handisport, mon diplôme de naturopathe avec la rédaction de mon mémoire (sur lequel je suis très en retard…), les patients experts (pour la Ligue Française contre la Sclérose en plaques), les freelances, les associations… Bref ! Je l’ai fait, enfin j’ai fait au mieux… et un grand merci à ceux qui m’ont épaulé (parfois au jour le jour) dans ma frénésie hivernale et sans qui, rien n’aurait été possible.

La saison de ski vient juste de se finir, avec le weekend dernier, les championnats de France handisport de ski alpin. Qui dit fin de saison, dit, déjà un brin de nostalgie pour mon cher hiver adoré (malgré qu’il soit de plus en plus capricieux), mais surtout une nouvelle chronique ! Et ce, même si (en vrai), je devrais être sagement et consciencieusement en train de rattraper un max de boulot en retard… Mais, j’avais vraiment envie (et besoin) de partager tout ça. J’ai pris quelques jours pour récupérer un peu et me voilà.

J’ai tiré énormément de positif de ces quelques mois, et en particulier grâce au handisport, mais si je suis parfaitement honnête, il reste tout de même…

 

un sentiment d’avoir été partout et nulle part à la fois

et beaucoup de fatigue…

 

Les championnats de France, c’était une expérience juste géniale. J’ai adoré ! Il y avait l’immersion totale dans l’ambiance de compétition, le bonheur d’assister aux performances de tous les sportifs handi et de la sélection de l’équipe de France, de bénéficier de conseils bienveillants de certains. Par dessus tout,  je suis surtout ravie d’avoir fini sur ces 4 jours, car cela m’a permis de terminer ma saison de manière positive. Même si le chrono est loin de s’affoler, je suis allée au bout de moi-même et de ce que je pouvais faire en terminant toutes les manches en slalom, en géant et en ski cross (et en m’étant améliorée par rapport au début de saison) et surtout, le plus important, je me suis fait plaisir !

Pourtant, quelques jours avant ça, je me sentais réellement triste, abattue, frustrée par ma saison qui ne s’est pas déroulée comme je l’aurai aimé… J’ai en effet eu du mal à tout concilier, mes jambes ont été capricieuses et ma fatigue s’est fait très intense et tenace à partir de mi-février (celle qui nous plombe littéralement sur place comme si on avait plus de 40 de fièvre..). J’ai donc dû annuler ma participation à plusieurs étapes de Coupe de France. Résultat : 2 participations en coupe sur toute la saison – dernière du classement puisque les points s’additionnent à chaque course…

Me retrouver à nouveau confrontée à mes limites physiques a été à nouveau dur à gérer. J’ai eu l’impression d’être faible, de ne pas avoir assez de force en moi pour aller au delà et me battre. J’ai eu aussi peur du regard des autres et de ce que mes nouveaux camarades de handisport ou mon entourage, allaient peut-être penser de moi…? Est-ce que je n’étais au final qu’une touriste de circonstance au milieu des autres sportifs ? Est-ce que j’allais être celle qui abandonne ? J’ai eu le sentiment d’avoir échouée et j’étais très déçue.

Une amie m’a envoyé ce texte (tiré de « Les 5 clés pour cultiver son intelligence émotionnelle ») qui m’a beaucoup inspiré et permis de me rappeler que j’avais décidé en janvier d’être un peu plus tolérante avec moi-même :

 

La tristesse : un levier pour repartir.

La tristesse apparaît lors d’une perte ou d’une déception : un deuil, un but manqué, une désillusion. Cette émotion permet d’accepter un changement et de se réorganiser en conséquence. Par exemple, la tristesse incite à se donner de nouveaux moyens d’atteindre l’objectif, ou à réajuster celui-ci si il s’avère inatteignable. Tristes, nous nous sentirons dans un silence intérieur qui amorce le processus de cicatrisation psychologique : nous nous restructurons pour pouvoir surmonter l’épreuve. La tristesse permet d’accepter sa vulnérabilité et son besoin des autres.

 

Je ne regrette absolument pas mes choix, car je reste sincèrement persuadée qu’il faut saisir les occasions, les rencontres, lorsqu’elles se présentent. Je suis toujours hyper enthousiaste à l’idée de nouveaux projets, de nouveaux apprentissages, de nouveaux défis et je ne sais pas, ou n’ai jamais envie, de dire NON. Du coup, je me retrouve à jongler avec un nombre toujours grandissant de choses à faire. C’est stimulant et grisant, mais sans don d’ubiquité et en comptant bien évidemment de manière quasi certaine sur mon inséparable… Il a donc fallu surmonter mes limites, la frustration et rebondir.

Mais rien n’est impossible. C’est simplement souvent plus long, plus dur, plus compliqué, mais c’est tout. Il n’y a pas une façon linéaire et universelle de vivre sa maladie, surtout dans une pathologie chronique qui nous suit toute une vie. On évolue comme elle, ou en fonction d’elle, plutôt (c’est plus juste). Tout ne s’est pas passé à la perfection (mais au fond, quand est-ce que ça arrive vraiment… ?), mais j’ai fait de belles rencontres, j’ai appris des autres, de moi, j’ai expérimenté et progressé et par dessus tout j’ai pris beaucoup de plaisir à vivre cette 1ère année de ski handisport. J’ai du m’adapter, plus que je ne l’avais anticipé mais cela n’a en aucun cas entamé ma motivation et mon envie de poursuivre dans cette voie. L’année prochaine, je serai évidemment sur les pistes !

Et c’est là-dessus que je vais terminer cette chronique.

A bientôt (j’espère, cette fois !) car il va se passer encore pas mal de choses dans les semaines à venir… Je rentre dans les fins de cycles. Mais je vous en dis plus la prochaine fois !

Bonne semaine

Bisous bisous

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3 Discussions on
“Fin de saison : entre petites frustrations et grands bonheurs !”
  • J’ai la même réflexion que Collin : prise de plaisir et remerciements du texte partagé par la tristesse. Il y a aussi une vidéo qui parle des émotions par la chaine  » et tout le monde s’en fout » qui résonne en moi. Le texte que tu partages va dans le même sens et encore plus loin. m e r c i !

    • Contente d’avoir pu suciter un écho sur des émotions qui te parlent. N’hésite pas à me partager la vidéo dont tu parles à l’occaz 😉

  • J’aime beaucoup ce texte que t’a envoyé ton amie, je pense que je m’en servirais.
    Je suis Heureuse que tu aies surtout pris du plaisir

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