Le creux de la vague

Hello ! Hello !

J’avais vraiment besoin d’écrire cette semaine… sans doute aussi un peu pour conjurer le sort et faire de l’auto-motivation positive. Et si vous allez sans doute me trouver moins enjouée que d’habitude, j’espère quant à vous que vous profitez de quelques jours de vacances, en famille, en amoureux ou entre amis ; peut-être d’un petit coin de paradis ou d’une aventure lointaine… Ou en tout cas, si comme moi, vous n’avez pas bougé, simplement, que vous mettez à profit ces beaux jours (intermittents, je vous l’accorde) mais qui ont  mis si longtemps à arriver.

Pour ma part, je vis en ce moment au rythme des rayons du soleil (à croire que je suis une plante verte en manque de photosynthèse) et des ballotements si relaxants de ma toute nouvelle balancelle en bois qui a pris place dans le jardin (et dont je rêvais depuis des années…). En dehors de ça, je ne suis pas bonne à grand chose… d’où mon titre d’article qui est une analogie tout à fait pertinente.

Si j’essaie tant bien que mal de maintenir le cap et de continuer à considérer avec bienveillance chaque petit bonheur du quotidien : du chant des oiseaux le matin au réveil en passant par le bruissement du vent dans les feuilles alors que j’écris, la citronnade maison, le parfum du jasmin en fleurs près de ma bien-aimée balancelle (oui, oui, c’est à ce point… une nouvelle histoire d’amour est née), le quotidien est particulièrement difficile depuis plusieurs semaines déjà. Mon inseparable se rappelle à moi de manière bien plus vive qu’à l’ordinaire. C’est réellement le creux de la vague… Le retard accumulé dans mes cours en est d’ailleurs la résultante la plus préoccupante. 

Est-ce que j’en fais trop ? Probablement. Est-ce que c’est la cause de mon état ? Aucune idée (un peu de mauvaise foi n’a jamais tué personne…) mais ne pas avoir de projets ou de défis serait sans doute pour moi plus cruel à vivre ou totalement décourageant. C’est ma façon d’affronter la maladie.

Mais là, pas d’autre choix que de reconnaître… que la poussée n’est pas très loin. Je la sens s’insinuer doucement mais sûrement autant dans mes jambes que dans ma vie quotidienne. Même si c’est un peu bizarre à dire, j’aimerai presque qu’elle débarque pour de bon, de sorte de pouvoir lui faire face et lui botter le derrière ! Au lieu de ça, elle est latente et sournoise, tapie dans la pénombre. Elle prend son temps et me transforme en un savant mélange détestable de pleurnicheuse hypersensible, de légume (cuit bien à point ! Pas du tout croquant et vitaminé), d’un escargot (sans la bave ou le beurre aillé tout de même). Et je ne vous parle pas de la mise en valeur d’un des traits de ma personnalité le plus appréciable : la négativité à l’état brut.

Même les soldes n’auront pas réussi à renverser la vapeur… Et mes (anciens longs) cheveux en auront aussi fait les frais car ils étaient aussi mous que moi et vu que j’ai approximativement 6 mois de valises sous les yeux… Il fallait faire quelque chose ! Donc, Couic ! Et oui… J’ai toujours cette croyance qu’une coupe de cheveux réussie et un changement de tête peuvent être magique. Ca l’est dans une certaine mesure, mais pas d’effet sur la poussée à venir… C’est bien dommage !

Comme à chaque fois dans ces cas là, j’ai la sensation de me noyer dans un verre d’eau (et que ça n’est pas qu’une image), de n’être à la hauteur de rien de ce que j’ai planifié ou imaginé, ni des personnes qui m’entourent… J’ai beau me dire que j’ai beaucoup de chance, je ne vois que le fait que là tout de suite, je suis bien loin d’être digne d’elle. La sensation de baisser les bras, ne serait-ce qu’un instant, m’est assez insupportable. Et en même temps, je n’y peux strictement rien (auto persuasion…?) et je me dis parfois qu’un peu plus de tolérance envers moi-même, ne serait sans doute pas du luxe…

Je me pose évidemment un bon millier de questions et les réponses vous vous en doutez ne sont pas du tout objectives. J’ai tendance à vouloir tout laisser tomber (ma reconversion en tremble encore)… et à jeter le bébé avec l’eau du bain comme on dit. Heureusement, les proches sont là et m’aident à relativiser (ou en tout cas essaient).

Je sais, et force de l’habitude, que ces moments (et ces idées là) passent… poussée ou pas. Mais en attendant, il faut trouver comment s’adapter et l’énergie pour tenir bon. Difficile quand la seule chose que j’aimerai avoir à faire est : DORMIR !

J’ai beaucoup hésité avant de terminer et poster cette chronique car j’ai toujours voulu le blog plutôt positif, ancré dans la vie et les projets. Je n’ai aucune envie de plomber l’ambiance ! Mais au final, je me  dis que c’est ça aussi la vie avec la SEP… les moments moins drôles mais qu’on surmonte, et c’est ce sur quoi j’ai envie de conclure (et de me focaliser).

 

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Sur ce, je vous souhaite de jolies journées ensoleillées, peut être de bonnes vacances. Et je vous dis à bientôt en espérant que d’ici là les choses iront mieux…

Bisous bisous

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Photo By: ©Warren Keelan
7 Discussions on
“Le creux de la vague”
  • C’est la première fois que je viens sur ton blog. Effectivement c’est ça la SEP un coup ça va et l’autre coup ça va pas …Moi je l’appelle ma colocataire : elle se réveille sans prévenir, sans que l’on sache pourquoi. On doit faire avec. Alors c’est vrai on doit positiver mais des fois c’est difficile. Alors il faut prendre son mal en patience et se dire que ça va passer. Mais on a le droit de dire que ça va pas, dire qu’on en a marre, dire que l’on veut se reposer, dormir…Moi je vois le matin comment je vais et ça va déterminer ma journée : je me sens bien je fais ce que j’ai à faire, je ne me sens pas bien et bien je squatte le canapé (en faisant le minimum syndical quand même …). je te souhaite du courage, repose toi au maximum … Donne nous des nouvelles, je t’embrasse.

    • Bonjour Florence et bienvenue sur Inseparable ! Tu as raison : une colocataire, qui est parfois (souvent) assez pénible ! Et je te rejoins à nouveau sur le fait de prendre mon mal en patience, c’est ce que je fais. Le moral est déjà un peu regonflé donc faire face aux mauvaises périodes est tout de suite plus facile dans ces cas là. Merci pour le courage et j’espère à bientôt.
      Bises

  • A force de te lire, j’ai l’impression bizarre de te connaître un peu (alors que pas du tout) et je suis d’autant plus touchée par ce billet. Je te souhaite très sincèrement de remonter la pente au plus vite et de « surfer » cette méchante grosse vague que je connais bien. Bel été à toi et à bientôt.
    PS : je retiens l’idée de la nouvelle coupe de cheveux pour se changer les idées (à défaut de changer nos jambes…) car ici les soldes sont déjà faits 🙂

    • Merci Françoise pour ta fidélité et ton adorable message. Nos échanges me touchent toujours beaucoup et ce, même si on ne se connait effectivement pas en vrai… Pour moi, ça n’a rien de bizarre car c’est un sentiment que je partage. Le moral a déjà repris le dessus, pour le reste il faut juste du temps 😉
      Je te souhaite également un très bel été !

  • Je suis triste à l’idée de ne pas te savoir bien. Je t’envoie des ondes positives pour que tu trouves ton défi et la « motivation » ? D’accepter cet état pour qu’il puisse (peut être?) vivre et partir très vite afin de laisser place à des défis à relever et ta créativité. Je ne suis pas attente de la SEP tu le sais , mais jai aussi des états de temps en temps
    De « latence » ou des envies mais pas l’énergie. Alors quand c’est comme ça: je me met des mots positifs d’actions comme si elles étaient déjà faites en tête, ou des posts it même, j’essaye de m’écouter, de méditer et surtout de ne pas culpabiliser. Et dans ces moments là la vie fait son effet car souvent ces états sont sous jacents à des choses que je veux réaliser mais que je m’interdis (ou mon mental me décourage?) et la je fais des rencontres ou quelque chose « click ». Par contre souvent il fait que j’accepte (et non que je renonce) que cela ne va pas arriver et puis .. Magie.
    Je ne sais pas si ce commentaire est très clair, au plaisir d’en discuter avec toi.
    Tout ce que je veux te dire cest : je pense à toi: jy crois pour too et je t’envoie du courage.
    Bisous ❤️

    • Merci Bérénice pour ton gentil message et les ondes positives, que je prends sans hésiter ! Le souci est plutôt que le temps avance et que cela évolue… mais le moral va déjà mieux et vos messages ni sont pas pour rien… C’est encourageant de sentir que même lorsque je n’y crois plus trop, même si c’est seulement passager,d’autres y croient pour moi et me rappelle les choses importantes.
      Je vois tout à fait ce que tu veux dire pour les déclics qui se produisent parfois! C’est vrai que c’est magique…
      J’espère que nous aurons bientôt l’occasion d’en reparler, de vive voix peut-être ? reviens tu de temps en temps ?
      Bisous et à bientôt j’espère

      • Contente de lire que les messages te font du bien !
        Je profite de l’été et reviendrais en Septembre pour faire une formation.
        En attendant si l’envie te dis, tu es la bienvenue à Dieulefit 😉
        Bisous et vraiment contente de lire que ca va mieux !