La naturo…. quoi ?

Hello ! Hello !

Une semaine encore trop courte… Je n’ai pas oublié que suite à ma recette du week-end dernier, je dois finir LE fameux article en rapport mais bon… honte et désespoir, il n’est toujours pas bouclé ! Mais je vous avais promis il y a peu, de vous en dire un peu plus sur mon (futur) nouveau métier de naturopathe. Voir Ma rentrée scolaire 2015 pour ceux qui n’auraient pas suivi… Donc me revoilà sur le sujet ! 

Après vous avoir dévoilé pourquoi je me reconvertis et pourquoi j’ai choisi cette voie, il me tenait à coeur de vous expliquer plus en détail (car avouons-le les articles courts… ce n’est visiblement pas trop ma tasse de thé) :

 

Qu’est-ce que la naturopathie ?

 

À la lecture seule du nom, et au regard de sa racine orthographique, on situe en général à peu près le domaine… C’est ensuite que ça se complique !

On se dit que ça doit être une espèce de truc en lien avec les thérapies naturelles… ? Mais sans vraiment savoir lesquelles précisément, ni l’objectif de cette pratique ou pourquoi vous pourriez bien consulter un jour un naturopathe… Je me trompe ?

Ensuite, il y a ceux qui associent la discipline à du charlatanisme, ou des pratiques mystiques, voir même un milieu un peu border line… Si, si, j’ai même entendu : c’est pas un genre de secte ton truc…? Alors, je vous rassure tout de suite, je ne tourne pas chaman, ni gourou ou quelque chose du même ordre. Sans offence aucune pour les chamans ! Je suis toujours moi, prête à découvrir et persuadée que le corps et la nature nous offre des alternatives immenses mais les pieds bien sur terre. Ma petite voix cartésienne (pas celle de Jiminy Cricket mais presque) n’est pas prête de s’évanouir, en tout cas pas tout de suite ! J’ai d’ailleurs choisi une école avec une base scientifique solide pour cette même raison.

La naturopathie est donc une médecine dite non conventionnelle (comme la chiropractie, l’homéopathie, l’acupuncture… mais qu’on connait souvent un peu plus) qui vise à équilibrer le fonctionnement de l’organisme au travers d’outils strictement naturels : nutrition, hygiène de vie, phytothérapie, techniques manuelles… Elle est d’ailleurs reconnue par l’OMS comme la 3ème médecine traditionnelle après la médecine chinoise et la médecine ayurvédique* comme médecine traditionnelle occidentale.

Attention ! Le naturopathe n’est pas un médecin ! Et si vous en consultez un qui vous dit le contraire… Fuyez !

La terminologie autorisée aux naturopathes est d’ailleurs plutôt stricte afin d’éviter toute confusion (ou surtout de froisser l’ordre des médecins un peu tâtillon…) : il ne fait pas de diagnostic, mais un bilan de vitalité ; Il ne fait pas de prescription ou d’ordonnance, mais peut établir un programme ou une fiche conseil ; Il ne pratique pas de massage (réservé aux seuls kinés) mais des techniques manuelles et il ne traite pas des patients mais des consultants (j’avoue que celui-ci m’embête un peu plus !).

En tout cas, la naturopathie ne peut aucunement se substituer au traitement médical, ou intervenir dans celui-ci, mais elle peut par contre le compléter par une approche qui n’est pas symptomatique. Le naturopathe est donc un praticien de santé ou thérapeute. Son rôle se situe principalement dans la prévention ou dans l’accompagnement au travers des mécanismes d’autoguérison du corps en les activant, stimulant, renforçant. Il cherche à préserver et améliorer la santé globale de l’individu. Il est donc avant tout un éducateur de santé, capable d’analyser les forces et les faiblesses d’un individu sur les plans physique, vital, émotionnel, mental, et de les lui expliquer en vue d’établir un programme adapté à ses besoins et ses problèmes, mais où le sujet devient l’acteur principal de sa propre santé.

Son rôle de guide, d’éducateur peut également nous être particulièrement utile au milieu des dizaines (que dis-je des centaines, voir des milliers…) d’infos dont nous sommes bombardées de toutes parts. Car si la prise de conscience sur l’hygiène de vie est importante et constructive, les médecines douces ont, si on peut dire, le vent en poupe ! On ne compte plus les magazines, les reportages ou les infos diverses qui nous conférent des conseils alimentaires sur les fruits et les légumes, le lactose, le gluten (dont la côte est plutôt assez proche de celle de Nadine Morano…) ou que sais-je encore ; Nous informent sur le danger de tel ou tel comportement ou produit ; Nous promettent de nous soigner facilement via quelques huiles essentielles ; Nous mettent au fait des scandales sur certains médicaments (15 ans plus tard…) ; Nous font miroiter des méthodes miracles de régime ou de cures… etc. etc. Mais il est du coup extrêmement difficile, voir impossible, de faire le tri entre toutes ces informations (certaines se contredisant même carrément d’ailleurs !) et d’avoir une application personnalisée et efficace. 

D’autre part, une des spécificités de la naturopathie (comme certaines autres disciplines non conventionnelles) est de se concentrer sur la ou les causes du problème et non pas que sur le traitement des manifestations. Par exemple : dans le cas de migraines chroniques, la naturopathie aura quelques outils pour soulager mais le postulat est plutôt de trouver ce qui provoque ces migraines et de traiter la cause. 

Elle considère également la personne dans sa globalité. C’est ce qu’on appelle l’approche holistique. (C’est chouette comme terme, non ? Toute de suite ça fait plus sérieux !… ) Personnellement, c’est souvent ce qui m’a manqué dans mon parcours médical. Lorsque je suis chez la neurologue, on ne voit que la SEP. Lorsque je suis à l’AMP, on ne considère que les problèmes de procréation, etc. Sans compter qu’on ne se résume pas à une pathologie !

Pour finir sur ce qui la définit, la pratique de la naturopathie utilise 10 techniques de base classées comme suit  :

  1. L’ alimentation ou hygiène alimentaire (diététique, nutrition, comportement, cures…)
  2. La psychologie et le bien-être 
  3. L’ exercice physique
  4. L’ hydrologie (toutes les techniques en lien avec l’eau)
  5. Les techniques manuelles (massages bien-être : drainage, ayurvédique…)
  6. La réflexologie 
  7. La phyto/aromathérapie
  8. Les techniques respiratoires
  9. Les techniques énergétiques (comme le Reïki par exemple) 
  10. Les techniques de rayonnement (comme par exemple la luminothérapie) 

En plus de cette boîte à outils thérapeutique, la plupart des naturopathes se spécialisent ou continuent de se former dans un ou plusieurs domaines particuliers et approfondissent des techniques complémentaires. Ce que j’espère bien pouvoir faire…! Il y a tellement à apprendre !

 

Donc en gros, on consulte donc un naturopathe :

  • pour obtenir des clés préventives utiles à son bien-être et mieux-être
  • pour solutionner des troubles chroniques (souvent déjà diagnostiqués par un médecin)
  • à chaque fois que l’allopathie n’est pas forcément nécessaire (pour les troubles dits fonctionnels et mineurs comme par exemple liés à la digestion, au sommeil, au stress, le sur-poids, les allergies, etc.)

 

L’idée qu’une autre manière de soigner et surtout de compléter la médecine allopathique est possible, fait petit à petit son chemin.

 

Dans un système de santé bien pensé, la cohabitation des différentes disciplines s’harmonisant et se renforçant mutuellement, chacune exerçant alors dans le champs d’action auquel elle est réellement destinée, serait idéal. Mais pour le moment la France ne reconnait pas encore officiellement la naturopathie… Elle fait à nouveau figure de mauvaise élève sur le sujet puisque la Suisse, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Irlande, les Pays-Bas, la Belgique, la Norvège, la Suède, le Danemark, l’Espagne et le Portugal…, entre autre, font partis des pays pour lesquels la naturopathie est reconnue et intégrée dans le parcours de santé depuis plus ou moins longtemps. Il faut cependant espérer que les choses évoluent, comme cela a été le cas pour les osthéos par exemple.

J’espère avoir réussi à dresser le portrait le plus juste possible de ce qu’est la naturopathie (je risque sinon de me faire taper sur les doigts par mes profs ou mes camarades de classe… si ils lisent cet article) sans vous avoir non plus assommé d’infos…! Peut-être même aurai-je réussi à attiser votre curiosité…?

En tout cas, soyez rassurés, je ne cherche à convaincre personne du bien fondé de cette pratique par mon article, mais simplement à présenter de manière un peu plus précise mon (futur) nouveau métier. Pour chacun de nous, les ressentis, besoins ou envies sont différents et tester ou pas certaines approches alternatives, que ce soit par rapport à la SEP ou d’autres pathologies, pour les maux de tous les jours ou autre, reste une décision très personnelle. Et très souvent, ce sont les rencontres qui font la différence. 

Sur ce, mes très chers lecteurs, je dois vous abandonner… car mes révisions et mes livres m’attendent ! Il ne faudrait pas les délaisser trop longtemps, si je veux réussir à être une bonne thérapeute (en tout cas pour le moment réussir à m’ organiser correctement et à intégrer mon dernier cours… serait déjà une belle victoire !).

N’hésitez pas à me faire partager vos avis, ou vos expériences par rapport aux médecines douces si vous en avez, en commentant cet article !

Bisous bisous

 

* Ayurvédique = médecine traditionnelle originaire de l’Inde et datant env. du IIème millénaire avant J-C.

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