Un nouveau défi (fou ?)…

Hello! Hello!

Oh la la ! Oh la la ! Oh la la !… Sans aucune équivoque, on peut affirmer que mon absence mériterait bien plus que ces 3 simples exclamations ! Mais c’était me semble-t-il, un minimum syndical… à défaut d’un châtiment plus sévère lol.

J’avais la sensation qu’il n’y avait eu qu’un claquement de doigts d’écoulé et nous voilà pourtant presque 2 mois plus tard. J’avais réussi à reprendre un rythme de publication relatif sur les derniers posts, mais ça n’aura malheureusement pas perduré très longtemps. Je suis à n’en pas douter la pire blogueuse (c’est maintenant un fait établit) question assiduité ! Toutes mes excuses…

Mais rassurez-vous, je n’ai pas pour autant perdu le fil du temps (en tout cas, pas complètement…) malgré l’image que j’ai choisi pour cette chronique. Alors que partout, on vous parle de printemps et des beaux jours, moi je vous ramène le temps d’une petite lecture, en hiver ! Ici, il n’est pas encore tout à fait absent, puisque j’ai fait ces photos ce weekend…! Au lieu du muguet, j’ai eu des flocons.

 

montage defi ski-2

 

Je dois tout de même l’avouer (assez honteusement…), cette chronique aurait dû être postée fin mars-début avril, mais au vu de la météo de ce début de mois, je me suis dit que finalement, il n’était peut-être pas trop tard…?! J’ai beaucoup de mal à tout mener de front, et ce n’est sans doute pas très étonnant (à part pour moi peut-être ?). Mon précédent sujet d’article est une réalité bien trop au coeur de mon quotidien en ce moment. Et le rythme de travail pour mes cours (voir Ma rentrée scolaire 2015 si vous n’avez pas suivi…) s’est encore intensifié ; C’est toujours aussi passionnant mais je suis sur les rotules, je m’essouffle…

J’aurai aimé avoir le temps de partager avec vous pleins pleins de choses dans l’intermédiaire, pour Pâques par exemple, et ce n’est clairement pas l’envie qui m’a manqué. Je suis en tout cas ravie de pouvoir enfin vous retrouver aujourd’hui ; Mieux vaut tard que jamais comme on dit ! 

Cette semaine, je m’autorise une petite parenthèse à la série de chroniques sur la fatigue que j’avais entamé. Le sujet est encore loin d’être traité sous tous ces aspects (et un peu loin aussi dans nos mémoires…), mais nous y reviendrons très vite. Les articles de fond me demandent beaucoup plus de temps de préparation et de recherches pour un résultat digne de ce nom. Alors que mes petites digressions, même si elles ne s’écrivent pas toutes seules, sont cependant plus rapides à imaginer et surtout j’aime varier les plaisirs. J’avais donc envie de partager avec vous une nouvelle idée un peu folle, peut-être le début d’une autre aventure…

Si vous avez un vague souvenir de ma liste d’espoirs pour 2016 (voir Happy Happy New Year !), j’avais à coeur de me lancer de nouveaux défis ! L’envie de me dépasser, de dire au monde entier « Ok il y a la SEP mais j’ai envie d’aller au delà, de me battre, de soulever des montagnes. » Après avoir eu l’idée assez saugrenue, voir complètement dingue, de faire éventuellement un marathon (vous avez le droit de rire…), à l’instar de Damien (Sep’as fini) ou de Ludovic (Défi pour combattre la Sclérose en plaques), je me suis vite ravisée. Pas par manque de motivation (ou de folie) mais simplement parce que la course à pieds n’a, en fait, jamais fait partie de ma vie comme pour certains. Mes rares souvenirs de la discipline (ou devrais-je dire de cette torture) remontent au lycée et s’apparentent plutôt à une longue et lente agonie ! Donc, je me suis assez rapidement dit que ce n’était pas forcement LA bonne idée pour moi…

Et en février, j’ai eu le déclic lors de quelques jours de vacances à la montagne avec ma petite maman. Pour ceux qui me lisent depuis quelques temps, vous aurez certainement noté mon amour inconditionnel et passionné pour la neige (et oui, je suis de celles qui bizarrement accueillent les 1ères journées de printemps avec plus de nostalgie que d’euphorie). Et logiquement, je me suis dit qu’il était au fond assez bizarre d’aller chercher une activité sportive que je n’avais jamais (vraiment) pratiqué ou que je n’affectionnais pas spécialement… Et le ski s’est donc imposé comme une évidence !

Donc, oui oui, le ski, le ski alpin ! Vous m’avez bien lu…

Certains seront peut-être étonnés, curieux ou septiques ….? Mais cette année a signé mon retour sur les pistes pour mon plus grand bonheur. Je n’aurai jamais cru cela possible l’année dernière. Je m’étais même plutôt résignée (et mon coeur brisé) suite à ma dernière poussée. Je ne savais pas si je remarcherai sans aide… alors skier… ? Et si c’est avec un peu d’appréhension (et beaucoup d’excitation) que j’ai rechaussé, j’avais travaillé dur et sérieusement en amont avec ma (super) kiné. Et le résultat était là ! C’est pas simple, ni pendant, ni après, mais retrouver cette liberté, mes sensations, profiter de ces paysages qui me font tant de bien, ça n’a pas de prix. 

 

montage defi ski-3

 

Bref ! Je me suis dit que je voulais en profiter à 300% tant que je pouvais skier debout et en espérant que cela soit le plus longtemps possible. Mais j’ai réalisé aussi, que même dans le cas où mon état se détériorerait, je refusais de m’en priver. Ce sera un autre défi, bien plus dur sans doute, mais le fauteuil ski sera l’alternative ! J’en ai croisé beaucoup cette année, ça se démocratise petit à petit et j’en ai rencontré aussi, et cela m’a conforté dans l’idée (certes pas d’actualité, mais dans un sens rassurante) qu’il y aurait d’autres alternatives. Je ne serai pas dépossédée de ma passion, pas si je ne le souhaite pas. Mais ça c’est si jamais…

 

Pour le moment, mon défi c’est :

du ski alpin + de la compétition = du slalom géant !

 

Après cette prise de conscience, malgré tout un peu tardive dans la saison, j’ai contacté la ligue Handisport de ski alpin. Je n’ai pas choisi de club cette année, mais c’est au programme pour l’hiver prochain ! Et j’ai tout de même pu avoir un avant goût en participant à la Coupe des Savoies Handisport au Grand Bornand en candidat libre. Un premier pas dans l’univers de compétition handisport : découverte d’un nouveau cercle, confrontation à mes capacités et mes limites, prise de conscience du travail qui m’attend pour progresser et une belle chute aussi sur mon 1er passage… Il faut dire que j’étais pas mal stressée pour cette 1ère compétition, j’en attendais beaucoup, sans doute trop, et je me suis mise une pression quelque peu démesurée (même si je suis bien consciente que je ne prenais pas le départ d’un slalom des JO !)

Mais je dois être honnête et vous dire que si j’étais (méga supra) enthousiaste lors de mon inscription, plus le jour J approchait et plus ma motivation fondait comme neige au soleil… Mon cher et tendre a été une vraie source de motivation, mais je ressentais un mélange de stress pour la partie sportive : peur de ne pas être à la hauteur, peur de la chute, et aussi de me décevoir moi-même car mon esprit de compétition s’est évidemment réveillé ; Et aussi une angoisse terrible de l’inconnu : des gens que je ne connais absolument pas (ça me rappelle les 1ers jours d’école…), la confrontation à des handicaps qui peuvent me renvoyer aussi à mes propres appréhensions, le regard des autres sur moi et une maladie qui semble si invisible au 1er abord…

D’habitude, j’évolue (plus ou moins bien) au milieu de personnes qui n’ont « rien » (les guillemets sont bien évidemment d’une importance capitale, ici…) et qui pour la plupart ne se rendent pas vraiment compte de ce que ça veut dire vivre avec la SEP… Et là, tous ces repères, cette façon d’être considérée, tout allait être remis en question. Évoluer au milieu de personnes qui connaissent parfaitement le handicap ou qui vivent avec et être quasiment la personne « normale » à leurs yeux, c’est… bizarre. Et c’est peut être encore plus bizarre de vous dire ça…

Le matin de la compétition, au levé, à 6h, j’étais terrifiée et je me suis sentie cruellement seule. Je ne le suis pourtant pas, mais le sentiment qui me dominait à cet instant précis, personne ne peut même le toucher du doigt quand on ne vit pas avec tout ça… Je crois que j’avais simplement l’impression d’un précipice devant moi. Au fond, il fallait simplement oser sauter, et se faire plaisir ! J’ai hâte de poursuivre cette nouvelle aventure l’hiver prochain, c’est une certitude.

La vidéo d’Anita Fatis, nageuse dans l’équipe de France handisport, a été une vraie jolie découverte et une belle inspiration dans ma démarche. Je vous la partage, car je trouve que c’est vraiment un merveilleux témoignage. Et ce, sans parler forcément de compétition, mais simplement de la reprise du sport ou d’activités, qui semblent parfois si inaccessibles et finalement ne le sont pas tout à fait. 

 

 

Sur ce, c’est la fin de cette chronique de « retour » sur le blog et malgré que je l’ai saupoudré de quelques flocons, j’espère ne pas vous avoir trop refroidi… Je vous souhaite, en attendant de vous retrouver (plus vite cette fois), un très joli début de mois de mai. 

Bisous bisous

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2 Discussions on
“Un nouveau défi (fou ?)…”
  • Yes!
    Je suis ravie pour toi.
    Je suis la blogueuse de « doucebarbare ».
    Je suis atteinte moi aussi d’une SEP et je pratique l’escrime en compétition, tu comprendras donc que cet article m’aie particulièrement fait réagir alors que je te suis déjà depuis un moment.
    Je suis contente que tu es retrouvé des sensations qui te plaisent et qui sont ce que tu aimes.
    Et c’est sure que tu as raison si un jour tu es en fauteuil oui tu devras t’adapter mais rien ne t’obligeras à arrêter cette passion.
    En attendant je te souhaite plein de plaisir et de réussite (la compétition c’est ça aussi!).

    • Hello ! Merci pour ton commentaire « doucebarbare » et de tes encouragements. Je dois dire que j’ai hâte de donner suite à ce défi à la saison prochaine !
      Je suis ravie de te découvrir ainsi que ton blog (que je me suis empressée de consulter et liker sur FB) grâce à ton message.
      À très vite j’espère